Dans les années 1970, une romance discrète mais intense a marqué la vie de deux figures emblématiques de la musique française. Leur liaison, longtemps restée dans l’ombre, refait surface grâce à une récente interview sur C8.
Cette relation, mêlant passion artistique et choix personnels audacieux, a profondément influencé leurs carrières. Leur collaboration a donné naissance à des sonorités innovantes, comme en témoigne cette archive musicale.
Barbara, autre monument de la chanson française, aurait joué un rôle clé dans leur rencontre. Ce triangle artistique a contribué à façonner une époque charnière pour la musique francophone.
La rencontre entre Catherine Lara et Georges Moustaki
C’est dans l’effervescence parisienne que leurs chemins se croisent. Les années 1970 voient naître une complicité artistique entre ces deux interprètes, marquée par des nuits créatives et des projets audacieux.
Le rôle de Barbara dans leur histoire
Barbara, célèbre chanteuse de l’époque, fut le catalyseur de cette rencontre. Elle collabora d’abord avec Catherine Lara sur deux titres, avant de présenter cette dernière à Georges Moustaki. Une anecdote reste légendaire :
« Un soir, à force de me faire la cour, il m’a fait le jardin »
, confiera-t-elle des années plus tard.
Les débuts d’une idylle musicale
Le chanteur prit rapidement la jeune artiste sous son aile. Leur complicité s’exprima lors de sorties improvisées, comme cette virée à moto au Festival d’Avignon. Il lui offrit aussi sa première scène à l’Olympia, un tremplin décisif.
| Événement | Impact |
|---|---|
| Collaboration avec Barbara | Crédibilité artistique |
| Festival d’Avignon | Médiatisation |
| Première à l’Olympia | Lancement de carrière |
Leur grenier de l’île Saint-Louis devint un laboratoire musical. « On inventait des paroles, c’était chouette », se souvient-elle dans une émission récente. Cette période posa les bases d’un héritage durable.
Une romance intense et douloureuse
Derrière les projecteurs, leur histoire d’amour cachée traversait des épreuves poignantes. Alors que leur complicité artistique enchantait les scènes parisiennes, la vie privée réservait des tournants déchirants.

Le charme de Georges Moustaki
L’auteur-compositeur séduisait par son humour légendaire et sa bienveillance. « Il transformait chaque instant en poésie », confiera-t-elle bien des ans plus tard. Cette alchimie permit au couple de surmonter des épreuves qui auraient brisé d’autres liens.
La grossesse et la décision d’avorter
En pleine ascension professionnelle, la musicienne se retrouva tombée enceinte. Un dilemme cornélien se présenta : mener à terme cet enfant ou privilégier sa carrière naissante.
« C’était très difficile et douloureux […] mais nécessaire »
, avouera-t-elle dans une interview récente.
Le contexte des années 1970 aggravait la situation. Sans congé maternité ni soutien institutionnel, l’avortement représentait souvent le seul choix viable pour les artistes femmes. Moustaki, bien que peiné, soutint pleinement sa décision.
Cet épisode marqua durablement leur relation. La loi Veil de 1975, qui légalisera l’IVG, arrivera trop tard pour eux. Un témoignage poignant sur les sacrifices imposés aux femmes du spectacle.
Le choix de vie de Catherine Lara
Un parcours marqué par des décisions courageuses et une liberté revendiquée. L’artiste a toujours assumé ses choix, même les plus intimes, avec une franchise rare dans le milieu artistique.
« Je n’étais pas faite pour avoir des enfants »
Cette déclaration sans équivoque résume une philosophie de vie mûrement réfléchie. « J’ai tellement de respect pour l’enfant », confiait-elle, expliquant ce renoncement à la maternité.
À 78 ans, elle conserve cette conviction avec humour : « J’aurais été une mère chiante ». Un aveu qui révèle une profonde connaissance de soi et de ses limites.
L’impact sur sa carrière musicale
Ce choix personnel a directement influencé son art. Libérée des contraintes familiales, elle a pu se consacrer pleinement à sa carrière, créant des œuvres marquantes comme « Nuit magique ».
Contrairement à certaines de ses contemporaines (Barbara, Françoise Hardy), elle a opté pour une voie différente. Son témoignage récent éclaire ce sacrifice : « J’aime trop les enfants pour en avoir un ».
Ses chansons ont gagné en maturité et en engagement. « Je n’étais pas faite pour ça » devient bien plus qu’une phrase – un véritable manifeste artistique.
Catherine Lara : pionnière du coming out en France
En 1986, un moment télévisuel marqua l’histoire des droits LGBTQ+ en France. À une époque où les coming out publics étaient rarissimes, l’artiste fit preuve d’un courage remarquable. Son annonce dans l’émission « Mon Zénith à moi » sur Canal+ devint un symbole de liberté.

Son annonce publique dans les années 1980
Face à Thierry Denisot, elle lança avec humour :
« Je regarde sa femme »
. Cette réplique, devenue culte, masquait une réalité plus profonde. Dans lesannées 1980, révéler son homosexualité pouvait nuire à unecarrière.
Son stratagème ? L’auto-dérision. « L’humour désamorce les préjugés », expliquera-t-elle plus tard. Une approche qui lui permit de conserver son public malgré les conservatismes.
Sa relation avec Muriel Robin et Samantha
Parmi ses histoires d’amour, celle avec Muriel Robin fut médiatisée. Leur complicité dura plusieurs ans, avant une séparation en bons termes. Muriel Robin resta néanmoins « sa meilleure amie », comme elle le confirme aujourd’hui.
Depuis 20 ans, elle partage sa vie avec Samantha, ex-professionnelle de l’édition musicale. Un couple discret mais solide, preuve que ses choix personnels ont forgé son bonheur.
| Aspect | Avant 1986 | Après 1986 |
|---|---|---|
| Visibilité médiatique | Limitée | Accrue |
| Réactions du public | Méfiance | Admiration |
| Engagement LGBTQ+ | Silencieux | Actif |
Son parcours inspire encore aujourd’hui. Une vie où l’authenticité l’emporte sur les conventions.
Conclusion : l’héritage d’une artiste libre
Cinq décennies de carrière témoignent d’un parcours sans concession. Catherine Lara a transformé ses combats intimes en une œuvre vibrante, de ses débuts à l’Olympia à ses récentes apparitions aux Enfoirés.
Son histoire montre comment les choix personnels – renoncement à la maternité, coming out – ont nourri son art. « J’assume mes fantasmes, ça évite l’aigreur », résume-t-elle avec son humour caractéristique.
La violoniste des années 1970 est devenue une icône intemporelle. Son hymne « Rockeuse de diamant » incarne cette liberté revendiquée, inspirant des générations d’artistes.
À 78 ans, son héritage dépasse la musique : un modèle d’authenticité. Preuve qu’une vie sans compromis peut être le plus beau des chefs-d’œuvre.



