![]() |
Publier un commentaire sur un concert. |
Catherine Lara au Zénith | West side story 85 | Lara la pasionaria | Vos commentaires
Catherine LARA au ZENITH… C’est presque un pléonasme ! C’est tellement évident ! Une grande, une immense salle pour écrin, c’est la suite logique d’une trajectoire sans faille, qui a conduit Catherine d’un petit bijou –le théâtre des Champs-Élysées’, grand souvenir !, au –Cullinan-, le plus gros diamant du monde… 3106 carats bruts s’il vous plaît, au Zénith –du 6 au 11 février 1985.
Comment voulez-vous qu’il en soit autrement pour la rockeuse de diamants ? En fait, vous avez sûrement remarqué vous aussi à quel point tout ce que Catherine touche paraît évident… « La rockeuse de diamants », qu’elle en ait fait un tube passe, mais qu’elle en fait un phénomène de société, là, c’est déjà moins banal ! La mode s’en est emparée, les médias ont suivi et les rockeuses cuir et strass ont fleuri sur le boulevard...
Quel mouvement provoquera le nouvel album de ce petit bout de femme qui se décrit avec une belle justesse commune « rockmantique » ? Huit titres, ciselés à son image par Élisabeth Anaïs qui, de titre en titre approfondit sa connaissance du sujet à en donner le vertige. C’est un peu comme si elle dévoilait Catherine encore mieux qu’elle en se dénuderait elle-même. Belle osmose !
Jamais agressive mais toujours énergique dans sa tendresse débridée , Catherine a enregistré un album-cinéma. Elle s’est glissé dans les peaux d’espionne, de Don Juane, d’héroïne de série noire, d’espagnole de feu… Movie, movie.
A l’écouter, cet album se reçoit violemment. Il déclenche des images. Pas de doute là-dessus, en enfilant son costume de cuir Catherine a retrouvé sa vraie nature. L’enfant intrépide, dissipée (elle dit : « infernale ») s’était assagie dans l’étude de la musique classique (« mon passage à vide » corrige-t-elle), s’était dépersonnalisée à l’étude des profs, des adultes… mais elle ne pouvait pas se laisser bouffer plus longtemps par l’éducation, et là voilà qui reprend son droit chemin de gémeaux, expulsant ses violences à grands coups d’énergies, (attention ne l’imaginez pas en train de distribuer des coups de poing à tout ce qui bouge autour d’elle… L’énergie, chez Catherine, est canalisée profonde, proche des Arts Martiaux… !)
Moralité : c’est en quinze jours qu’elle a composé toutes ces chansons ! Comme brûlée du dedans et dévorée par la nécessité de les sortir. Parce qu’entre Catherine et la musique, il y a des rapports physiques. Ce n’est pas un hasard si elle a jeté son dévolu sur le violon plutôt que sur le piano, par lequel elle a commencé l’étude de la musique comme toutes les petites filles bien élevées. Le violon lui est naturel, c’est imparable.
« La rockeuse » s’est envolée dans les hits parades, bravo ! Et maintenant ? Maintenant, il y a le pari le plus ambitieux de sa carrière : le Zénith. Peur ? Avec la plus Lara des franches malhonnêtetés, elle jure que oui ! Mais rien ne la stimule davantage que cette angoisse de se retrouver comme une mini-mouche perdue dans le West Side qui lui a tracé son décorateur (celui de Godart) : Jean Bauer. Elle se réchauffera aux 4000 spots qui lui cède son prédécesseur dans les lieux –Jonnhy Hallyday- et, au milieu de ses neuf musiciens, toutes de sensualité éclatés, elle donnera à son public ce qu’il attend : une Lara à qui le succès a gonflé le cœur… pas la tête.
Michèle Dokan
"Comme tout le monde, j'ai eu ma période de délire. Le Zénith, il fallait que je le fasse. Ça m'a donné plein de joies. Mais à présent, finie l'escalade aux mammouths et aux gamelles (entendez : les projecteurs). Pourquoi pas faire du Cecil B. de Mille aussi, pendant qu'on y est? Ce qui me touche le plus quand je vais voir d'autres artistes, c'est la simplicité. Le juste dosage entre énergie et tendresse. Un équilibre que je crois avoir atteint."
Catherine Lara - Journal France Soir - Eté 1986
« Je démarre le Zénith deux jours après Johnny, qui va me laisser quelques gouttes de sueur et… ses éclairages. Comme nous avons le même producteur, j’hérite d’absolument tout l’équipement de lumière de son spectacle. Ca va être grave!… Il y aura un décor très fou, très rock. C’est Jean Bauer, longtemps le décorateur de Godard, qui l’a conçu pour moi. Je ne voulais pas totalement dévoiler la surprise, mais disons que ce sera une sorte de West Side Story 85. Tu sais, quand on démolit une maison, il y a des bouts de murs qui restent comme ça, avec des morceaux de vie accrochés aux parois, une cheminée, des papiers peints, un poster… Voilà, ce sera ma toile de fond sur 25 mètres. Il y aura des miroirs par terre pour faire des flaque d’eau, une grille avec de la fumée, des bagnoles cassées, une grosse boule de démolition qui volera au-dessus de la salle… Le grand délire! » ça c’est pour le décor…
« Il y a deux filles qui vont danser avec moi. Elles sont de ma taille, l’une est japonaise, l’autre black : ça donnera la jaune, la blanche, la noire. Et puis, parmi les danseurs, il y en a qui ont des gueules incroyables. Mais ils ne seront pas intégrés pendant tout le spectacle. Quand je chante, je veux qu’on me voit, moi ; quand c’est à eux de danser, il faut qu’on les voit, eux. Je crois qu’en voulant enrichir une chanson par une chorégraphie, on a souvent tendance à l’appauvrir, au contraire, parce que cela disperse l’attention du spectateur, qui, finalement, ne sait plus où donner des yeux ni des oreilles. Sur les deux heures que durera le spectacle, il n’y aura pas plus de six interventions chorégraphiques, mais je veux qu’elles soient très bien faites ».
Catherine Lara pour Chanson Magazine Février 1985
Dans cet univers de désolation, Catherine Lara chante et danse toute sensualité dehors, un peu comme une magnifique mégère apprivoisée. Ses cheveux gris, ses traits coupés au couteaux, son air volontaire sont adoucis par ce sourire rentré qui la rend attirante. Comme une diablesse jaillissant de sa boite, avec l’énergie d’une pile survoltée, Lara aime aussi provoquer des mélanges détonants. Dernière union en date consacrée par cette rockeuse à la griffe musicale inattendue, celle du rock et du flamenco. Télescopés dans son dernier album « Flamenrock ».
Si elle s’extériorise un maximum c’est parce qu’elle est dévorée par la vie et par la musique avec laquelle elle entretient des rapports privilégiés depuis 1972.
Elle aime aussi surprendre son public : il lui arrive parfois de commencer son spectacle par « Les quatre saisons de Vivaldi » puis sans transition, d’enchaîner sur du rock.
Violente Catherine Lara ? parce qu’elle enfilerait une combinaison de cuir noir ? Intrigante plutôt, exaltante, épuisante… Scintillante ! Gourmande et éternellement pressée. Excessive par moments. Le cœur en écharpe, Catherine Lara ne se lasse pas de pousser un peu plus loin de bouchon. C’est pour son côté « entier » qu’on la prend en affection.Xavier Jacquard
Le soir Illustré février 1985
| Des moments magiques intenses je suis allee a 4 concerts de cette grande Dame de la poesie j'avais besoin d'évasion et grace a son compagnon de route le violon j'ai pu grandir dans le reve et l'évasion et j'ai appris a me connaitre j'ai un profond respect pour Catherine je l'embrasse. Magalie - Le 15 août 2010 |
Site officiel de Catherine Lara | Une création :
| Contacter le Webmaster | Haut de la page
Copyright©2005-2012 Lalapassion - Mentions légales