Ma nature, c’est l’énergie Par Rachel Lauzon
Enfin l’explosion ! Depuis le charme de « La craie dans l’encrier », dix années se sont écoulées. Pendant ce temps, du haut de ses cinq pieds, elle préparait sa montée et partait à la recherche d’elle-même, infiniment curieuse de toutes les musiques.
Rassure-vous, elle s’est trouvée et la route fut passionnante et riche de rencontres. Souvenez-vous de « Coup d’feel », « Géronimo », « La femme nue » et de l’avant dernier « Sales gosses » malheureusement moins connu, n’étant pas encore disponible en copie canadienne.
Ainsi, à mesure que la trame se dessinait, on pouvait identifier la couleur : "Rock… j’ai toujours été rock ».
Elle avait hâte de nous livrer « La rockeuse de diamants » parce qu’entre elle et le Québec s’est établi une histoire d’amour qui n’en finit plus, heureusement pour nous.
Catherine Lara a « le verbe haut et fort » de celles qui n’ont plus envie de retenir leur énergie.
R.L. : J’ai longtemps cru que tu étais québécoise car tu es vraiment connue ici en tant que chanteuse. Comment expliquer ton engouement pour le Québec ?
C.L. Je vais d’abord reprendre dans ce que tu as dit le fait que tu me sentais un peu québécoise. Moi je l’ai cru aussi et je le crois toujours. Peut-être que dans mes origines, il y a des gens du Berry, des gens de l’Auvergne. Dans nos racines profondes, il y a des gens quelque part qui nous lient, c’est sûr. Je suis plus près humainement d’un Québécois que d’un Parisien. Alors, inconsciemment, tu le sens et moi aussi je le sens… Je ne te cacherai pas qu’il y a un trou de quatre ans depuis me dernière venue. J’avais un peu mal au cœur de ça, alors je suis contente qu’on remette les pendules à l’heure comme on dit.
R.L. : Est-ce que tu t’ennuyais su public d’ici ?
C.L. Je m’ennuyais sincèrement, j’avais un peu le cafard, tu sais. Savoir qu’il y a quelque chose qui n’a pas été… c’est comme quitter quelqu’un que tu aimes toujours. Cela t’est peut-être déjà arrivé, mai ça m’est arrivé. J’ai quitté un jour quelqu’un que j’aimais parce qu’il y avait un petit malentendu, quelque chose qui n’avait pas été bien réglé. Tu as l’impression que tu n’as pas réglé tes comptes !
R.L. : Ce qui fait que tu as toujours le goût de revenir au Québec ?
C.L. J’ai le goût d’y revenir et de revoir. C’est un peu comme une histoire d’amour où l’on est pas allé tout au bout, alors je suis contente de revenir. Je ne suis pas venue pour des raisons très précises. D’abord, parce que j’étais avec quelqu’un qui me comprenait mal et que c’était difficile de travailler ensemble. J’ai été malade aussi pendant un an et demi, mais ce n’est pas grave. Ce sont des petites parenthèses et puis on s’en fou. On a pas d’âge, il n’y a pas de temps, ce n’est pas grave. Je m’aperçois que j’avais peur de repartir à zéro complètement et je me suis aperçu que les Québécois avaient encore un petit bout de cœur pour moi. Je suis assez heureuse d’être revenue et de me rendre compte de cela.
La découverte de la musique pop
R.L. : En 1971, tu as formé un quatuor et tu es partie en tournée avec Claude Nougaro. Comment était-ce, travailler avec Nougaro ?
C.L. Claude est un personnage merveilleux et je dois dire que j’ai adoré la chanson on ouvrant les grandes portes ; travailler avec Claude, c’est extrêmement passionnant. D’abord, c’est un poète merveilleux. Il a un langage superbe. C’est un personnage de scène éclatant d’énergie et je vais te dire qu’à l’époque où on l’accompagnait avec le quatuor, il m’a donné très certainement envie de faire ce que je fais aujourd’hui. IL m’a donné le virus en tout cas, il m’a filé sa maladie…
R.L. : Et m’année suivante, tu as commencé à changer ton orientation musicale.
C.L. Oui, l’année d’après j’ai commencé un peu à changer mon orientation musicale. J’ai rencontré des paroliers dont Boublil. Déjà je sentais que j’avais des tendances. J’ai toujours adoré la chanson. Quand je partais en tournée avec mes musiciens, j’avais mon violon d’un côté et la guitare de l’autre. Ça faisait toujours partie de ma vue, j’étais la fille qu’on invite pour animer une soirée !
R.L. : Est-ce que tu signais des textes ?
C.L. Non, j’écrivais des musiques. Parce que pour moi le texte ça a toujours été laborieux. J’ai écrit deux ou trois trucs. Une chanson qui s’appelait « Les orties », une autre « Si tu penses » et une autre qui s’appelle « Toi ma mère », parce que c’est venu tout seul. Mais rester des heures devant la feuille blanche… non ! Mon plus gros défaut, je pense, c’est l’impatience.
R.L. : L’impatience de monter sur une scène ?
C.L. L’impatience d’arriver au bout des choses. Vite, tout de suite et bien.
L’explosion !
R.L. : En 1979, il y a eu « Coup d’feel ». C’était le coup de barre : un son très différent avec un pied dans le rock.
C.L. C’est que je suis arrivée avec un truc funky à l’époque où l’on était en plein disco. C’était un peu en avance sur l’histoire musicale du moment. Puis j’ai fait ça à Morin Heights avec André Perry, juste à côté, ici. J’étais chez-vous.
R.L. : Ce tournant coïncide donc avec un voyage au Québec.
C.L. ET puis là, ça a commencé à bien me travailler cette affaire de rock. J’ai rencontré Tony Levin, Andy Newmark, Jean Roussel, tous ces gens qui m’ont convaincue totalement. Ils ont surtout été cherchés ce qu’il y avait au fond de moi. Ma nature, c’est l’énergie. C’est de donner cette énergie qui était un peu étouffée comme ça au fond de moi. C’est vrai. Il y a plusieurs personnes en moi et en plus de ça je suis Gémeau, un profond Gémeau à double personnalité. Il y a le yin et le yang. Chez moi, il n’y a qu’un côté un peu intérieur et profond, de mis en valeur. Tout le côté énergie et boule de feu que j’étouffais, il fallait absolument que je le sorte. Et c’est sorti ! C’est sorti de mille façons puisque j’ai été malade, j’ai un poumon qui a éclaté. Cela est très significatif de quelque chose qui était contenu.
D’ailleurs, quand on parle du côté psychosomatique d’une maladie, les maladies de poumons sont toujours causées par des problèmes affectifs chez des gens qui contiennent des choses.
J’étais en train de crever dans mon coin à ne pas dépenser cette énergie que j’avais besoin de brûler. Alors, c’est sorti physiquement… La preuve maintenant que je suis en osmose ave ce qui se passe, c’est que les gens me revoient. En France, c’est l’explosion ! Les gens m’aiment et me donnent de l’amour autant que j’ai envie de leur en donner. L’échange se fait. La communication, elle est au rendez-vous au moment où tu es en accord ave ce que tu dis et ce que tu fais, comment tu le dis et comment tu le fais. Si ça n’a pas explosé avant, c’est absolument de ma faute.
R.L. : Sur ton dernier album, une femme est l’auteure des textes à l’exception d’un seul…
C.L. Elizabeth Anïas. Il y a dix ans maintenant que je chante des pensées d’hommes. C’est bien de chanter une pensée de femme. Pour moi c’est important, mais j’attendais de trouver une fille qui ait le verbe haut et fort.
R.L. : Comment l’as-tu trouvée ?
C.L. Elle est venue à moi. Comme ça, il y a des petites étoiles qui descendent du ciel de temps en temps. Elle, c’est une belle étoile. Elle est arrivée comme ça, un jour, elle a sonné chez-moi et m’a doit : « Voilà, j’ai des textes à vous présenter ». Elle m’a fait lire « Fatale ». Et puis j’ai dit « Dis-donc, il se passe quelque chose là ! » Instinctivement, immédiatement au moment où je lisais les textes qu’elle m’apportait, j’avais déjà envie de faire une musique dessus. C’était musical.
R.L. : était-ce par hasard que tu n’aies pas travaillé avec des femmes jusqu’ici ?
C.L. Ce n’était pas un hasard. Je n’en avais pas trouvé qui me convenaient. Je n’avais pas trouvé de femmes qui avaient le verbe assez fort. Elles avaient tendance à me faire une poésie un peu mièvre et j’avais envie de choses très fortes. Quand tu as travaillé avec Etienne Roda-Gil, le parolier de Julien Clerc, avec Pierre Grosz qui travaillait avec Jonasz et puis Boublil, tous des mecs vraiment « couillus » si je puis dire très vulgairement, et là, je n’en avais pas encore rencontré. Puis, elle est arrivée tout simplement comme ça ; vingt-quatre ans, belge, jolie, fraîche, pleine d’idées et d’énergie.
R.L. : Et pour toi, tout allait bien avec ces hommes-là, tu sentais qu’ils pouvaient soutirer toute ton énergie.
C.L. Oui, vraiment. Mais elle avait quelque chose en plus. Elle est femme et pour moi c’est un « plus », bien entendu, puisque je suis une femme et qu’au fond de tous ses mots, il y a une tendresse profondément féminine, et ça, j’aime ça. Au travers de ses mots forts : « vous serrez, vous caressez, vous griffez, vous dévorez, vous m’attirez », il y a une beauté mais une extrême tendresse en même temps. Quelqu’un qui écrit pour moi : « Je voulais le regard de Garbo, j’ai pris la démarche de Charlot » (moi je marche mal, je marche comme un canard), se moque un peu de moi en riant et qu’elle ait oser l’écrire, c’est très bien. Très, très bien. C’est quelqu’un qui a à la fois le sens de l’humour et de l’amour.
R.L. : Finalement, tu te cherchais beaucoup. Tu as touché à plusieurs styles musicaux et abandonné le violon à un moment donné.
C.L. Quelque temps. Les premières années où je venais chanter ici, mon violon n’existait pratiquement plus. Il a fallu que je prenne une distance par rapport à mon violon. J’en avais trop joué. Tout comme un vieux couple, de temps en temps, c’est bien de prendre l’aire. Maintenant, il ne me quitte plus. J’entre en scène avec et j’en sors avec. J’en joue tout le temps comme je le sens. Aujourd’hui on est bien en accord. Complètement complice.
« On pense rock ou on ne pense pas rock »
R.L. : Quelle est ta définition du rock ?
C.L. Avant toute chose, le rock est plus un état d’âme qu’une façon de jouer. C’est une façon de penser. On pense rock ou on ne pense pas rock. Je m’aperçois avec le temps que j’étais rock même quand je jouais du Bach et que j’ai toujours été rock. Quand j’étais petite fille et que je voulais aller jouer dans la rue, mon père m’y empêchait parce qu’il pensait que ce n’était pas bien pour moi. Mais, moi, je pensais que c’était là a place.
Il y a eu un temps qui est le temps de l’éducation, le temps du travail, où j’ai été quelqu’un d’autre, disponible à tout ce qu’il faut savoir. Puis maintenant, comme dit Luc Plamondon AUTONOME. J’ai envie d’être autonome, de faire comme je sens. Je ne veux plus mettre de l’eau dans mon vin. Je veux aujourd’hui dire ce que j’ai envie de dire. Je n’ai pas envie ni d’agresser, ni de choquer, ni de heurter les gens. Je veux fonctionner avec le cœur et plus aussi, avec la tête parce que pendant longtemps tu penses ce que pensent les autres. C’est pour cela que cette chanson, quand Luc l’a écrite, correspondait exactement à mon état d’âme.
R.L. : Catherine Lara a toujours eu des titres d’albums intrigants. Il y a eu « Coup d’feel », « Jeux de société » et puis maintenant « La rockeuse de diamants ». D’où vient ce titre ?
C.L. ça vient d’un poème de Boris Vian qui s’appelle « La croqueuse de diamants ». Alors comme je suis fanatique des jeux de mots, « La rockeuse de diamants » ça m’a fait vraiment marrer. J’ai vraiment fait ça à la rigolade ? Ce n’est pas un truc sérieux ! Dans tous les disques que j’ai fait jusqu’à maintenant, je n’avais pas donné cette image de moi, ce côté humoristique. Que veux-tu, moi, je passe ma vie à me marrer. Les gens n’avaient pas l’impression que j’étais une fille rigolote, mais plutôt quelqu’un de sérieux. Il était temps de mettre aussi les pendules à l’heure de ce côté-là. Alors c’était le moyen de le faire.
« C’est ma médecine à moi, la musique »
R.L. :L’avant-dernier album, « Sales gosses » est très sérieux. Je dirais même qu’il et triste.
C.L. Il est triste pour une raison simple : c’est que je vis instinctivement et que cet album, je l’ai fait au mois d’août (82) alors que chez-nous on vivait des choses extrêmement dures. J’ai vécu d’abord la mort d’un copain que j’aimais bien et qui s’appelle Patrick Dewaere, l’acteur du cinéma. Cette chanson s’appelle « T’es pas drôle ». je l’ai écrite pour lui. Ensuite, j’ai vécu mouvement contre les juifs, l’affaire de la rue des Rosiers où il y a eu un massacre épouvantable ; c’était très dure et on a écrit « Foutons-nous la paix ». Donc, c’était très agressif. Je ne peux pas faire autrement que de subir l’environnement et ce que je reçois. Je ne fais pas de disque, je ne fais pas du commerce, moi. Je fais de la musique. Je m’amuse ou je ne m’amuse pas si je ressens des vibrations lourdes et fortes. Je ne peux pas écrire « Youppi ! » quand je ressens quelque chose de triste. A ce moment-là, c’était lourd à porter. Il fallait que ça sorte. C’est ma médecine à moi la musique. C’était le moyen pour moi de sortir tout ce que j’avais au fond du corps. A ce moment-là, je ressentais une profonde tristesse ; je l’ai dite.
Le lot des gens qui ont du talent
R.L. :J’aimerais que tu me parles un peu des musiciens avec qui tu as travaillé que ce dernier album
C.L. Depuis trois ou quatre albums, il y a en général Tony Levin, un bassiste extraordinaire, sauf sur ce dernier disque parce qu’il enregistrait avec Peter Gabriel. Il y a aussi Andy Newmark qui joue avec Randy Newman et Roxy Music. Il est un type exceptionnel, un batteur fabuleux. Claude Engel, un compagnon de voyage à moi depuis tant d’années est le guitariste. Michel Coeuriot l’arrangeur qui travaille aussi avec Michel Jonasz. Christian Padovan, un autre bassiste de grand talent. J’ai vraiment le gratin comme on dit. Des gens merveilleux qui non seulement jouent bien, mais ils sont aussi généreux, parce que ça ne suffit pas de prendre de bons musiciens, il faut des gens qui donnent et là c’est le cas.
R.L. : Est-ce que tous ces gens-là vont être de ton spectacle québécois ?
C.L. Non, pas du tout. Ce sont des musiciens avec qui je travaille en séance puisque ce sont des spécialistes de studio. Ce sont des gens qui viennent de tous les coins du monde, que j’aime bien réunir parce que j’aime bien mélanger les cultures. Mais pour la scène, j’ai une autre équipe qui n’est pas des mauvais non plus. Il y a Didier Lockwood, un violoniste. J’ai la rythmique qui travaille avec Didier, c’est-à-dire Sylvain Marc et Kurt Rust (un batteur américain). J’ai sûrement les deux meilleurs claviers qu’on ait en Europe : Benoit Vidman et Philippe Paratonier. Il y a aussi Laurent Rouback, un grand guitariste. J’ai vraiment une équipe exceptionnelle. Je n’ai toujours joué qu’avec des grands musiciens parce qu’ils m’attirent et que je veux jouer avec des gens que je trouve toujours meilleurs que moi. C’est le meilleur moyen d’évoluer.
R.L. : Tu as collaboré avec Luc Plamondon pour la chanson « Autonome »
C.L. Je collabore avec Luc de temps en temps. Je ne ferais pas tout un album avec lui. Parfois je crois que les gens se fatiguent et Luc fait énormément de choses pour beaucoup de gens. Quand il a quelque chose à dire, il est certainement un des meilleurs poètes que je connaisse. Il est capable à al fois de faire des trucs légers (mais il en fait trop souvent, c’est ce que je pense très sincèrement. Je lui dirais s’il était en face de moi). Il est capable aussi d’écrire des trucs absolument superbes, pour Diane Dufresne entre autres. Il écrit merveilleusement pour les femmes. Il vient de me faire « Autonome » et je troue que le texte est merveilleux. Luc est capable du meilleur comme du pire comme tous les gens qui ont du talent.
R.L. : Sur ton dernier album, tu chantes « Gastby », un personnage romanesque.
C.L. C’est un personnage que j’aime. J’ai toujours dis que mon propos n’était pas politique mais poétique. C’est important pour moi de faire rêver, de créer des univers de rêves. J’aime de plus en plus les atmosphères imagées. J’aimerais beaucoup, si je trouve les moyens, faire une album-vidéo total qui serait un concept de film et de disque en même temps. Je vais peut-être faire ça là prochaine fois. J’ai déjà fait un vidéo-clip avec la rockeuse de diamants, moitié noir et blanc et moitié couleur.
R.L. As-tu un projet de nouveau disque en tête ?
C.L. Je suis en train de « gamberger » un nouveau disque. Je suis en train d’y penser, plus exactement. Il y a des chances pour qu’Elizabeth Anaïs écrive la majorité des choses.
R.L. Tu produits à un rythme effarant : au moins deux albums par année.
C.L. Epouvantable ! Qu’est-ce que tu veux. Tant que j’ai de l’imagination… Le jour où j’aurai le citron pressé, on ira recharger les accus en vacances. Je n’ai pas trop de temps à perdre. Je suis contente d’avoir des idées. Puis, c’est normal qu’il en soit ainsi à un moment où les gens vous aiment, qu’on attend depuis dix ans et qu’il se passe vraiment des choses fortes. Cela a tendance à donner le goût d’écrire. En tous les cas, cela a fertilisé mon imagination et me donne l’envie de communiquer davantage.
R.L. Tu as maintenant dans la lignée des rockeuses française. Il n’y en a pas beaucoup…
C.L. Il n’u en a pas des masses. Il y a Diane chez-nous, pace que Diane Dufresne est aussi française. Elle est complètement adoptée par les Français de Paris. C’est vraiment une fille qui fait partie de notre vie musicale. Des rockeuses, il n’y en a pas tellement… Il y a Véronique Sanson mais tu as vite fit le tour…
R.L. : Il y a aussi Mama Béa et Sapho qui est très peu connue mais qui promet…
C.L.Oui c’est vrai, elle est très peu connue. C’est un personnage fort et une fille formidable. Je la connais bien.
R.L. : Est-ce qu’elle doit venir au Québec prochainement ?
C.L. Je ne sais pas du tout. Je ne suis pas sûre de ça. Il faut l’inviter.
R.L. : C’est une très bonne idée. Merci beaucoup pour cette petite jasette. A bientôt.
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