« Chez moi, il n’y a pas de disque d’or sur une étagère, pas de photo aux murs ».
Catherine Lara
Match 2005
Gala 2005
Catherine Lara a une théorie sur l’art de vivre : rien de tel qu’un intérieur dépouillé pour voir s’épanouir un esprit tourmenté, toujours en ébullition. Une théorie qu’elle a donc fait sienne, en devenant propriétaire en novembre 2005 d’une grande maison moderne située dans l’ouest parisien. « J’ai quitté Paris il y a huit ans. J’avais envie de vivre dans une maison et à la campagne, même si nous sommes à un quart d’heure de la capitale. Chez moi, j’ai besoin de rigueur et de simplicité parce que je suis une sauvage capable de tout… même si je me suis beaucoup calmée. »
Ici, donc, tout est paisible… et blanc. La maison, dont la façade se couvre de vigne vierge, le printemps venu. Les murs, le parquet, les canapés et même le piano sont immaculés. « J’ai choisi le blanc car c’est la couleur de la vérité et de la clarté, qui sont des valeurs et des guides dans ma vie personnelle. » « Les maisons dépôt-vente, ça me stresse. Quand je tourne la page, je me débarrasse de tout ce qui est inutile ».

2005
« J’ai choisi le blanc car c’est la couleur de la vérité et de la clarté,
qui sont des valeurs et des guides dans ma vie personnelle. »
Gala 2000
L’idéal pour cette artiste qui se rêve volontaires en dauphin et dont l’eau est l’élément prédestiné. « Mon univers est fœtal », plaisante Catherine Lara. Lumineux aussi. Dans cet écrin, aux murs blancs qui happent et retiennent les rayons du soleil, la lumière pénètre largement par les grandes baies vitrées . La décoration est sobre, moderne. Des meubles design en côtoient d’autres du plus pur style Art Déco.
Laurent dil Bono

1995
Quelle pièce de votre maison préférez-vous ?
Ma chambre. Mon lit. Entre mon écran télé de deux mètres et ma console de jeux vidéo, j’y passe des heures. Un véritable nid de détente… et d’amour !
Gala 1995
On se croirait sur un bateau. Assis sur le canapé du salon-totonde, vous êtes entouré d’eau. la Seine. Pour avoir vécu pendant quinze ans le nez collé sur le Centre Beaubourg, Catherine Lara vient d’emménager du dernier étage d’un hôtel particulier en brique rehaussées de mosaïques avec vue sur la tour Eiffel et les ponts de paris. « Voir l’eau, ça me tranquillise, avoue-t-elle. Après avoir visité des dizaines d’appartements sans pouvoir me décider, ici j’ai eu un choc esthétique comme devant un bel objet. » De son nouvel appartement, elle parle avec d’autant plus d’enthousiasme que, pour elle, les déménagements sont rares (c’est seulement sa troisièmes adresse dans la capitale). Celui-ci a été radical. « J’ai jeté des caisses entière sans même regarder ce qu’il y avait dedans et abandonné presque tous mes meubles. Ce à quoi je tiens le plus, je le garde au fond de mon cœur. » Seuls rescapé : un buste de Tintin et un salon Art Déco. Le reste est flambant neuf, dépouillé, clair et radieux. A l’image d’un femme rayonnante, dans sa cinquantaine bien assumée, qui entame une nouvelle page en laissant derrière elle des ennuis de santé (« un problème pulmonaire ») et une histoire d’amour. « J’ai fait table rase », dit-elle. Evoquant toutes ces années passées à brûler sa vie, elle affirme vouloir désormais la « consumer à petit feu » et « profiter de tous les instant avec une extrême attention ». « Je n’ai plus envie de gaspiller mon énergie et mon temps » : voilà son nouveau credo. Pieds nus, elle affiche l’air décontracté des gens qui ont fait un retour fructueux sur eux-mêmes. « Je vis une période harmonieuse, tranquille et paisible », affirme-t-elle. La noctambule des « nuits magiques » se surprend même à se réveiller tôt le matin pour mieux profiter du bonheur d’être là, entre le ciel et le grand fleuve francilien. Pour cette fille de médecin qui a passé son enfance sur les bords de Seine, à Saint-Germain-en Laye, c’est presque un retour aux sources.
Catherine met le savoir vivre tout en haut du panthéon de ses valeurs se pique d’être une excellente maîtresse de maison et une bonne cuisinière. Ses spécialités ? Des mets simples et raffinés, comme des papillotes de poisson ou des œufs coque à là truffe, arrosés de « vins qui cartonnent » (entendez par là des grands crus), qu’elle prépare dans une cuisine équipée d’une manière presque aussi professionnelle que sa pièce musique.
Peu d’instruments de musique dans ce home studio, mais beaucoup d’ordinateurs.
Loîc Sellin

1992
Match 1992
Pourquoi avez-vous choisi le Lubéron ?
« Quand j’étais petite fille, mes parents sillonnaient la France pendant l’été. Nous mettions dix jours pour descendre sur la Côte d’Azur. Et nous passions traditionnellement par le Lubéron. Gordes et son château n’avaient pas de secret pour nous. »
Est-ce qu’en la voyant vous avez tout de suite pensé que c’était la maison de vos rêves ?
« J’ai tout refait en sept ans. Elle manquait de pierres. J’en ai cherché dans la montagne de la couleur ocre que je souhaitais. Je l’ai faite en pierres plates, on ne voit pas le ciment. J’aime les maisons de vacances où on n’a pas peur d ’écraser une cigarettes par terre, où on peut mettre du désordre si on en a envie. J’ai fait une cuisine à l’américaine où tout le monde peut se voir et se servir. C’est une vaste pièce, un lieu de réjouissance avec un gros réfrigérateur - distributeur de glaçons. Et on rit beaucoup. En Provence, l’été, la piscine est un point de ralliement. J’ai un four à pain si grand qu’il pourrait contenir tout le Roussillon. La maison fait 200 mètre carrés. Avec un immense séjour et quatre chambres. Pas trop de chambres, parce qu’après on a trop de copains et ça n’en finit pas. On peut être deux, quatre, six, voire huit personnes et se trouver bien. C’est déjà beaucoup, huit. »
C’est ici que vous composez ?
« Non ! Je suis là pour ne rien faire. Je suis une adoratrice du soleil. Je suis également béton-néon. Je préfère écrire à Paris, parce que, dans mon travail, j’aime qu’il y ait des gens autour de moi. J’espère pouvoir passer 50% de mon temps dans ma maison. L’hiver, c’est fabuleux. Faire Noël ici, c’est magique. Le 25 décembre, on peut déjeuner dehors. »
Interview Jean-Claude Zana

1986

1988

1981
Autrefois, elle habitait seule avec un chat dans un appartement-cave, au cœur du quartier du Marais. La voici aujourd’hui avec sa chienne Thérèse, perchée au 7e étage d’un duplex lumineux, place Beaubourg, et, de sa terrasse en plein-ciel, elle peut presque s’accrocher aux tuyauteries colorées de la raffinerie culturelle…
« J’aime cet endroit. J’ai le silence et l’espace, et, en bas, à quelques mètres, je peux plonger dans les trépidations de la rue et de la foule ». Un goût naturel du contraste. L’appartement, noir et blanc comme une portée musicale, est le refuge des heures paisibles.
Télé 7 jours février 1984
Martine de Rabaudy

1983
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